Showing posts with label Société. Show all posts
Showing posts with label Société. Show all posts
----------------------- 21:20 -----------------------
Les Libertines nous auraient ils tous tués ?
Derrière cette problématique au son très Technikart se pose une vraie question. On ne sait pas ce que l'on entendra cette année (voir article de Max E Danger), et se retourner sur les albums de ce début de millénaire ne fait qu'accentuer l'incertitude, car l'on sent que les choses recommencent à changer. Recommencent ? Oui, car depuis Up The Bracket, les enfants des Libertines n'ont cessé de grouiller, se reproduire, briller parfois, agacer souvent. Lester Bangs pensait que tous les cinq ans environ, un album sortait, équivalent d'un "Voilà les mecs. Ecoutez ça : c'est ce que vous ferez et entendrez pendant les années à venir". De fait, combien d'albums des années 60 ressemblent à s'y méprendre aux Stones ? Il en va de même pour les Clash, Joy Division, Oasis, etc. Le fondement de notre décennie musicale est les Libertines : ce fameux Pete & Carl dont on ne peut visiblement pas se séparer. Vous n'y croyez pas ? Allez donc écouter ce qui s'est fait de mieux en indie pop ces derniers temps : il y aura toujours ce riff, cette harmonie vocale, cette ligne de basse qui sera la pour vous rappeler que l'on n'en serait pas là sans ces deux albums écorchés vifs, et bien trop influents pour être honnêtes. Je n'étais pas là en 2002, donc vous parler de l'impact qu'a eu l'album lors de sa sortie me serait impossible, mais cette présence n'est pas nécessaire pour voir que le moule libertin, usé jusqu'à la corde, agonise lentement, prête à laisser sa place. Et pour cause : les albums majeurs de 2007 n'ont plus rien à voir, ou presque, avec ce que l'on entendait avant. On s'est tourné vers d'autres influences, plus anciennes, ou obscures, et surtout moins évidentes. On conservera très probablement le "Tiens, il t'en reste encore un peu sur le nez" pendant quelques temps, mais la poudre estampillée Don't Look Back Into The Sun, The Boy Looked At Johnny, ou Can't Stand You Now remplit de moins en moins les narines des indie kids du NME.
Il en reste donc plus qu'à trouver cette nouvelle came qui coulera dans les veines des musiciens, puis dans les sillons des vinyls présentés en vitrine du disquaire le plus près de chez vous, afin de vous faire croire en une énième révolution musicale, celle que vous attendiez depuis un peu trop longtemps à votre goût. L'ecstasy des Klaxons aurait pu faire l'affaire, mais la hype les a tués avant même qu'ils aient pu se reproduire : existe-t-il encore quelqu'un prêt à subir un mauvais copié-collé d'Atlantis To Interzone ? Permettez moi d'en douter. Le revival 80's est lui aussi bien vivant, mais aucun groupe ne peut aujourd'hui se permettre de s'improviser maître des lieux. Il est qui plus est assimilé, de gré ou de force, au mouvement tectonik, qui en effraie plus d'un.
An End Has A Start d'Editors est lui aussi très bon, mais l'on y retrouve pas cette étincelle qui offrirait à l'album une unanimité plus que nécessaire. De fait, il ne faut pas être trop original, ou étrange, pour se voir attribuer le statut de groupe référence. On ne comptera donc pas non plus sur These New Puritans, qui, malgré un excellent album, ne font que plonger dans un univers sonore bien trop éloigné du nôtre. Il en va de même pour les Horrors, Patrick Wolf...
La surprise sera donc totale. 2008 sera-t-elle l'année du changement, ou l'on découvrira ce groupe sensé remodeler l'univers musical indie à sa guise, ou resterons nous dans la quasi anarchie musicale déjà ambiante ? On n'en saura pas plus pour le moment, mais quoiqu'il en soit, on peut avec certitude affirmer qu'il se passera quelque chose...
----------------------- 10:12 -----------------------
Foetus, David Bowie, Naast, Underage.

En 2006, la France s'est tournée vers sa jeunesse, qui, dans un élan bien peu naturel, tentait de reprendre la tête d'une scène rock'n'roll nationale un peu maigre. Les jeunes gens l'étaient aussi, et du haut de leur 17 ans et demi, se sont retrouvés classés dans une catégorie, créee pour l'occasion, et pas nécessairement flatteuse : "Bébé rockeurs".
2007 fut l'année de leur déclin, et celle de l'avénement de groupes encore plus jeunes sur le devant de la scène : les Pull In Emergency, Operator Please, et Cajun Dance Party ne sont pas sortis du lycée, tandis que les Tiny Masters Of Today atteignent avec peine l'âge moyen d'un collégien. Q'en dire ? Assisterions nous à un phénomène de "foetus rockeurs" ? Peu importe, car quelle que soit le nom qu'on lui donne, cette scène marche à merveille. Thom Yorke, David Bowie, et Karen O (pour ne citer qu'eux) sont déjà tombés sous le charme de ces rockstars bien précoces. Seulement, cela va-t-il durer ? Leur musique aurait-elle autant de succès si elle était jouée par une bande de chevelus anorexiques d'une vingtaine d'années, comme ceux qui peuplent la scène indie actuelle ? Une fois de plus, la hype a repris le dessus. Il serait probablement extrémiste de penser que ces groupes vont finir comme nos Naast et Plasticine, hier explosion médiatique, aujourd'hui idoles juvéniles & cibles universelles de moqueries en tous genres. En effet, on ne retrouve pas les mêmes ambitions, et, ne l'oublions pas, la France n'a jamais été Rock'n'Roll, encore que, peut être une fois ou deux, par accident. Notre mouvement manquait de fraicheur, tandis que le nouveau nous apporte l'air qui manquait dans cet univers un peu trop déjà vu.
En même temps, on est parfois tenté de crier à l'abus ; les trouver trop jeunes. Peut on réellement idôlatrer des musiciens n'ayant même pas l'âge de siffler une bière, ou tirer sur une cigarette ? Le Rock'n'Roll a toujours été synonyme d'interdit, et de vice : ou sont ils passés ? Comment peut on idolâtrer des groupes à l'aspect si innocent ?
D'un autre côté, on ne peut qu'admirer la jeunesse de ces formations, car après tout, le Rock'n'Roll est une musique de jeunes, pour jeunes. Même si ce slogan semble avoir été poussé à l'extrème ces derniers temps, il faut reconnaitre qu'il est plus intéressant de voir ces jeunes adolescents se démener sur scène, plutôt que d'être face à des trentenaires, voire quarantenaires suants, et peu remuants. Ils sont sûrement meilleurs musicalement, mais nous ne sommes pas là pour ça. Ces jeunes groupes, nous en avons besoin, ne serait ce que pour faire face à toutes ces reformations de légendes : ne l'oubliez pas, Led Zeppelin a joué hier son premier concert depuis 1981. Ne serait il pas temps pour eux de laisser la place ? Leur oeuvre, come celles des Rolling Stones, Who, et autres Pink Floyd, est certes majeure, mais il est grand temps d'arrêter, se faire une raison. S'incliner, et passer le flambeau aux groupes d'aujourd'hui : ils sont peut être jeunes, mais franchement, que serions nous sans eux ?
----------------------- 20:50 -----------------------
Fluo, Acide, Glowsticks, Hype.

Il y a eu le phénomène Klaxons. Le revival eighties. Le mouvement fluokids. Puis ce mot, accroché à toutes les bouches : "New Rave". New quoi ? On pense à une nouvelle vague d'acid house, teintée cette fois ci d'indie : le NME s'enflamme, la hype passée au stabilo. Cela dure quelques mois, et tandis que le phénomène atteint, voire dépasse, les frontières du mainstream, la bulle explose : La Nu Rave n'existerait pas, ne serait que le fruit d'une imagination collective en manque de nouveauté. Le New Musical Express se trouve d'autres idoles, les hipsters jettent leurs glowsticks, les Klaxons nient en interview jusqu'à leur appartenance à ce mouvement dont ils étaient les prétendus fers de lance.
Alors quoi ? Aurions nous rêvé ? La New Rave en tant que mouvement musical n'avait probablement pas de raison d'être, mais comment expliquer ces smileys omniprésents, ces hoodies aux couleurs repérables par satellite, ces pages MySpace aux fonds épiléptiques ? Il y a définitivement eu quelque chose, car pour qu'une bulle explose, il faut avant tout qu'elle ait existé. On aurait donc assisté à un phénomène plus culturel que musical, mais néanmoins entrainé par des groupes niant étrangement toute implication. Aucune réelle explication à donner, donc : cette nouvelle Rave n'était qu'un gigantesque château de cartes aux fondations incertaines, détruit (comme toujours ?) par une surmédiatisation assassine.
Reste le terrible succès des Klaxons, tournant encore et encore, et ce dans le monde entier, ainsi qu'une vague un peu creuse profitant de l'engouement pour le fluo des hypeux de seconde zone : on citera Yelle, décrite dans plusieurs magazine comme "l'incarnation française de la New Rave". Malgré tout, que faut il en penser ? Certains affirment que la New Rave est morte, tandis que d'autres ne cessent de clamer qu'elle n'a jamais existé. Peu importe, les faits sont là : du net jusqu'au salles de concerts aussi bondées que surdimensionnées, la Neu Rave aurait fait parler d'elle, et en aura amusé plus d'un : finalement, n'est ce pas le plus important ?
Subscribe to:
Posts (Atom)